Année : 2009 Support : Aquatinte et eau forte sur zinc sur papier​
Technique : Lithographie Orientation : Verticale Dimension : 56 x 76 cm
Tirage : 20
Signée : oui Numérotée : oui

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MARIE-HELENE DURAND LAUDET

Née en 1956 à Paris, vit et travaille à Concarneau. A vécu  30 ans à Bagneux

M-HD-L : « Depuis l’enfance j’ai toujours fait de la peinture car c’est un art silen- cieux qui m’a permis de trouver un équilibre entre ma solitude et le monde extérieur. Je vis cette pratique comme un voyage intérieur, c’est pourquoi ma démarche est davantage une recherche de l’authenticité que celle de la performance. »

Très tôt, Marie-Hélène a fait des études d’arts plastiques et a vécu de son art. elle est allée tout d’abord aux Beaux arts de Toulouse, puis à Bruxelles à l’école internationale de La Cambre, fondée par le groupe COBRA. C’est là qu’elle a découvert l’univers de la gravure. Puis, elle vécu deux ans en Italie, à Florence, où elle a eu le privilège d’être artiste invitée dans une école supérieure américaine. Le soir, elle travaillait comme imprimeur dans une galerie d’estampes. Puis ayant obtenu une résidence à la Cité Internationale des arts, elle est rentrée à Paris.  Elle a pratiqué la gravure dans différents ateliers et a fait de l’illustration de recueils de poésie. En 2007 elle a rejoint l’atelier de gravure de Bo Halbirk, artiste danois avec qui elle avait déjà beaucoup travaillé à la Cité Internationale des arts.

La pratique de la gravure lui a permis de se confronter à la matière, celle de la plaque de métal ou de la pierre comme aux regards des autres artistes avec lesquels elle travaille. En 2009 elle a engagé cette nouvelle série des arbres. Leurs racines profondes, la solidité des troncs et les feuillages débordant du cadre du dessin, attestent d’une énergie et d’une vitalité nouvelles, à la mesure de celles qu’elle met en œuvre dans l’urgence de vouloir s’exprimer au grand jour.

M-HD-L : « Je pense qu’il est important pour un peintre de sortir de l’univers clos de son atelier. La pratique de la gravure dans un atelier collectif est une source de renouvellement de son inspiration. Travailler avec des artistes du monde entier, partager nos difficultés, échanger nos savoir-faire, est une expérience enrichissante et souvent très joyeuse ! Plonger dans cette ambiance un peu mystérieuse de l’atelier est passionnante. Il s’y exerce un métier ancien qui s’apparente au laboratoire de l’alchimiste. On s’y confronte à une matière facétieuse. La plaque de métal accepte ou non de se transformer au gré de notre inspiration, avec elle s’établit un dialogue ou un jeu exaltant. C’est pourquoi les contraintes techniques de la gravure stimulent l’imagination, elles me permettent de préciser le trait de façon plus libre et d’aborder la lumière par toutes les nuances de ce noir unique offert par l’aquatinte. J’apprécie particulièrement la technique « du sucre » car j’y retrouve la même gestuelle que je peux avoir en peignant. C’est ainsi que, à mes yeux la pratique de la peinture et celle de la gravure se complètent et se répondent. » ».

© Nathalie Pradel propos recueillis et texte catalogue «  A vos Encres » exposition Maison des arts 5 juin -28 juillet 2009

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